Angioedema

a.s.b.l. - v.z.w.

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Incidence

Enfants

  1. Errance de diagnostic: 20% des cas non identifiés alors que l’AOH familiale est connu.

  2. L’intensité des crises, abdominales et laryngées, sont aussi sévères chez l’enfant que chez l’adulte.

  3. La fréquence d’un rash serpigineux est accrue chez l’enfant au cours d’une crise.

  4. Pas de dépistage néonatal. Interprétation des résultats plasmatiques avant 3 mois est difficile. Premiers signes dès l’âge de 1 an.

  5. Les infections des voies aériennes supérieures, traumatismes cervico-faciaux, soins dentaires et activité sportive peuvent être des facteurs déclenchant.

  6. Chez la fille, modification de l’activité de la maladie à la puberté au moment des règles (attention aux contraceptifs œstroprogestatives).

Largement inspiré de «Prise en charge de l’angio-œdème bradykinine en pédiatrie» CREAK 24/3/09

(Voir ici)

H.Farkas, L.Varga «Management of hereditary angioedema in pediatric Patients» Pediatrics 2007, 713-72

(Voir ici)


Grossesse

  1. La grossesse améliore la pathologie dans 30-50% des cas et peut l’aggraver dans 30-50 % des cas.

  2. Préférer l’accouchement par les voies naturelles. La péridurale est vivement conseillée surtout en cas de césarienne.

  3. Comme des modifications endocriniennes sont importantes après l’accouchement une surveillance étroite des patientes est nécessaire dans les semaines qui suivent l’accouchement.

  4. En cas de crise : Bérinert est en théorie seul possible. On peut discuter Exacyl®après le troisième mois.

  5. En cas d’allaitement, médicaments contre-indiqués : Danatrol®, Exacyl®, Firazyr®.

Largement inspiré de «L’angio-œdème bradykinine pendant la grossesse» CREAK 29/07/10

(Voir ici)


Contraception

  1. Eviter les pilules oestroprogestatives qui peuvent aggraver les crises.

  2. Préférer les pilules progestatives (micro ou macro). Les macroprogestatifs avec des propriétés androgéniques peuvent être efficaces en diminuant les crises dans les types I et II. Les macroprogestatifs d’autres classes sont suffisants et souvent très efficaces dans les types III. Ils peuvent parfois permettre d’arrêter d’autres traitements. Il ne faut pas hésiter à le demander au gynécologue. Les microprogestatifs, implant ou stérilet au progestatif peuvent être bien tolérés ou parfois majorer les crises. Parlez-en avec votre gynécologue.

  3. S’ils sont bien supportés les stérilets au cuivre sont possibles et n’ont pas d’action connue sur les crises.

  4. Attention avec les anti-androgènes qui peuvent être prescris pour traiter acnée ou hirsutisme, ils peuvent majorer les crises.